29 mai 2008

Café Cosmétologie - lundi 2 juin 2008

1440175809.jpgEn cosmétologie, la publicité nous prône les vertus de la nature, la qualité, la pureté. Les slogans parlent de retour aux sources, au naturel, au bio... Cette promesse est-elle tenue au niveau du contenu ? Naturels ou de synthèse, de luxe ou low cost, Made in Europe ou importés, les produits de beauté offrent-ils tous la même garantie de sécurité ? A quelle grille de contrôle, quelles normes et quelle réglementation sont soumis tous ces produits avant d'être mis sur le marché dans le monde ? Tous les composants sont-ils concernés ?

Nous utilisons tous chaque jour des cosmétiques et dépensons chaque année un petit pactole en parfums et produits cosmétiques. Qui pourrait s'imaginer se passer de son déodorant, ou de sa crème hydratante les jours de grands frimas ou de chaleurs torrides ? Après les femmes, les hommes deviennent eux aussi une cible favorite pour les marques de cosmétiques. Mais que savons-nous de nos crèmes, shampoings, maquillages et autres onguents magiques ? Comment et avec quels produits sont-ils fabriqués ? Quels contrôles subissent-ils ?

Une vrai question se pose pour le consommateur qui ne sait pas toujours à quelle source d'information se fier. Néanmoins, rappelons que comme pour tout produit à usage humain, pharmacie, biopharmacie, agralimentaire, un cadre réglementaire existe sur les produits de beauté. Tous les cosmétiques doivent subir une batterie de tests et être en accord avec certaines normes avant d'être mis sur le marché. Ces tests concernent-ils tous les composants utilisés ? Sont-ils homologués dans le monde ? Et si non, comment le savoir et faire le tri ?

"L'industrie de la beauté mondiale investit plus de 1 à 5% de son chiffre d'affaire dans les études toxicologiques soit jusqu'à 3 milliards d'euros", expliquent leurs représentants. Le consommateur est en droit de se poser la question sur la suffisance d'un tel investissement. Que recouvrent concrétement ces sommes et ces contrôles ? Quels progrès a-t-on fait en la matière depuis 30 ans ? Le risque zéro est-il un défi possible à relever ?

De la véracité scientifique au rêve marketing, les grandes maisons de produit de beauté et surtout leurs fournisseurs recherchent la maîtrise des processus de conceptions par une sélection drastique des ingrédients mais surtout de nombreuses études toxicologiques sur les produits finis. Les progrès en la matière sont-ils envisageables ?

En face, certains défenseurs des consommateurs ou contradicteurs se posent en effet la question. S'y ajoute la foule de non-dits ou d'interprétations parfois tendancieuses qui circulent sur la "cosmétique soit disant tueuse" revendiquée par des organismes dont la mise en cause systématique, la promotion de la peur et le sensationnel sont le mode d'expression favori. Info ou intox ? Qui croire ? Qu'en est-il vraiment avec les nouvelles normes européennes en vigueur ?

Aujourd'hui la nouvelle directive européenne "REACH" impose aux entreprises de fournir un certain nombre d'informations relatives aux substances qu'elles produisent, utilisent ou importent. Comment est-t-elle appliquée dans le domaine des cosmétiques ? Et les produits "bio" obéissent-ils aux mêmes règles ? 

C'est pour faire le point sur ce sujet d'actualité que l'Association 1001 Sciences vous propose à l'occasion de cette soirée de débattre avec des spécialistes de divers horizons afin de vous apporter quelques éléments de réponses à toutes ces interrogations. 

 

 

 

25 avril 2008

L'Homme, gardien ou destructeur de la biodiversité?

639469520.jpgNotre planète se distingue par une grande diversité de vie à la fois visible et invisible. De la bactérie à la baleine, de la pâquerette au baobab, du désert à la forêt tropicale, tout est biodiversité. Les relations entre les êtres vivants sont multiples: ils s'entraident, se mangent ou sont en compétition pour l'utilisation des ressources disponibles. L'homme, espèce parmi les autres, fait partie de la biodiversité.

Depuis que la vie est apparue sur Terre, il y a environ 3,8 milliards d'années, presque toutes les espèces (95 voire 99% des espèces) ayant vécu sur notre planète ont disparu. Ces disparitions ont eu lieu surtout à cause de changements brusques des climats, lors des cinq grandes extinctions marquées par la mort soudaine de dizaines de milliers d'espèces. A la suite de ces disparitions massives, la vie a toujours repris le dessus, avec une extraordinaire faculté d'adaptation. De nouvelles espèces ont alors pris la place des anciennes disparues.

Pourtant de nos jours, la nature doit supporter une nouvelle hécatombe qui préfigure la 6e extinction de masse. Cette fois, c'est l'Homme qui en serait le responsable.

On estime aujourd'hui que les espèces disparaissent à un rythme de 1 000 à 10 000 fois supérieure au rythme naturel, entrainant un appauvrissement du vivant. D'après des calculs statistiques, 50 000 à 100 000 espèces vivantes disparaissent chaque année sur les 5 à 50 millions qui existeraient sur Terre. Destruction des habitats et modification des milieux, prélèvement excessif et surexploitation des ressources, introduction d'espèces exotiques envahissantes et changements climatiques sont les principales causes de cette perte de biodiversité.

Depuis toujours, l'homme modifie l'environnement à son profit en le considérant comme une ressource inépuisable. La nature évolue à un rythme beaucoup trop lent pour s'adapter à ces changements brutaux et rapides.

La biodiversité est à la base de notre alimentation, de notre santé et de nos activités. Elle est le gage du bon fonctionnement et de l'équilibre de notre planète.

Quelle diversité et quel confort voulons-nous laisser aux générations futurs? Dans le match en cours, les actions croissantes pour la sauvegarde de l'environnement seront-elles suffisantes pour arrêter ou diminuer la vitesse de dégradation de notre planète?

L'association 1001 Sciences et le Musée des Confluences vous invitent à venir en débattre au Café de La Cloche le Lundi 5 Mai 2008.

 

Intervenants:

  • Bruno JACOMY, conservateur en chef du Musée des Confluences
  • Christian LEVEQUE, directeur de recherche à l'Institut de Recherche pour le Développement, auteur du livre "Sur les traces du vivant" basé sur les collections du musée
  • Luc PERINO, médecin et écrivain - Lyon

28 mars 2008

dAns le meilleur Des moNdes? débat sur l'eugénisme

1555231062.jpgQu'entend-t-on par eugénisme? Est-ce la tentation de produire l'homme parfait? Le désir d'enfant parfait? Le refus du moindre petit défaut physique? L'association Mille et Une Sciences propose un café "Sciences & Citoyens" en partenariat avec le Centre de Culture Scientifique, Technique et Industrielle du Rhône (CCSTI - Université de Lyon) dans le cadre d'une programmation de la mission culturelle de l'Université Claude Bernard Lyon 1.

Daté du 19e siècle, le terme eugénisme fut utilisé pour la première fois par Francis GALTON, demi-cousin de Charles DARWIN. Il évoquait alors l'amélioration de l'espèce humaine par la sélection, ainsi que par l'intervention sur les conditions de vie de l'individu (eugénisme social).

Face aux nouvelles technologies médicales, l'eugénisme devient génétique. Dépistage prénatal, diagnostic préimplantatoire (DPI), test génétique sur l'individu...jusqu'où peut-on aller sans franchir les limites éthiques? Où place-t-on ces limites? Dépistage d'une anomalie chromosomique ou génétique, d'une maladie grave, choix du sexe de l'enfant, ou peut-être bientôt de la couleur de ses yeux, jusqu'où ira-ton dès lors que ces tests seront possibles? Ainsi en Chine ou en Inde, une préférence pour les garçons engendre la sélection du sexe de l'enfant par avortement même si ces deux pays l'ont interdit récemment. Par ailleurs avec l'apparition récente de "bébés médicaments", la conception d'enfants dans le but de guérir un grand frère ou une grande soeur atteint d'une maladie grave est assistée d'une sélection par DPI d'un embryon sain et compatible avec son ainé. Les dérives eugéniques étatiques inscrites dans l'histoire ont-elles laissé la place à un "progénisme" (procréation et génétique) individuel? Existe-t-il un bon et/ou un mauvais eugénisme? Doit-on en avoir peur?

Cette soirée sera l'occasion pour les intervenants et le public d'en débattre et de trouver ensemble quelques éléments de réponse à toutes les questions que posent les avancées vertigineuses de la science en la matière...

Intervenants:

    - Marie-Pierre CORDIER, praticien hospitalier en génétique, pédiatre. Responsable de l'Unité Fonctionnelle de Génétique à l'Hôpital Femme Mère Enfant de Lyon.

    - Fabienne DAULL, enseignante chercheur au Centre Interdisciplinaire d'Ethique de l'Université Catholique de Lyon

    - Jen-François GUERIN, professeur de médecine à l'Hôpital Femme Mère Enfant de Lyon

 

Pour la première fois, un système de vote électronique par boitier (Activote) sera utilisé lors du café afin d'interragir d'avantage avec le public.

 

Pour connaitre l'ensemble du programme de la Mission Culturelle de l'Université Claude Bernard Lyon 1 dédié à l'eugénisme: http://www.myspace.com/theatre_astree

Le débat sera animé par Marie-Françoise VILLARD (journaliste) et Sébastien BUTHION (1001 Sciences)

 

29 février 2008

Quand la science rit d'elle-même

Voici une annonce pour préparer le prochain café qui aura lieu le mercredi 26 mars 2008 au Café de la Cloche.

 

1166874600.jpgUn article du monde daté du 5 février 2008 (Sandrine Blanchard) recensait, non sans ironie, quelques récentes études scientifiques des plus loufoques au niveau mondial. Entre les sujets d’étude intrinsèquement farfelus et ceux qui « enfoncent les portes ouvertes », la journaliste jubilait à nous expliquer comment certains chercheurs des plus sérieux se prenaient…trop au sérieux. Déjà, George Perec avait ouvert le bal avec son article scientifique « Démonstration expérimentale d'une organisation tomatotopique chez la cantatrice » (Cantatrix sopranica L.).

En espérant ne pas verser dans une « analyse » trop sérieuse du rire en science (car il n’est rien de plus triste qu’un débat sur le rire avec des « spécialistes du rire »), nous proposerons au public de poser des questions et de s’exprimer sur les thèmes suivants :

 

-          Recherches improbables :

Prix Ig Nobel, décernés chaque année aux scientifiques par la revue Annals of improbable Research et Harvard…Quelques exemples : Mathématiques : Nic Svenson et Piers Barnes, de l'organisation australienne du Commonwealth pour la science et la recherche, pour leur calcul du nombre de photos qu'il est nécessaire de prendre pour être (presque) certain que personne dans une photo de groupe n'aura les yeux fermés. Médecine : Francis M. Fesmire de l'université de Tennessee, pour son rapport d'étude clinique sur le soulagement des hoquets tenaces par massage rectal digital. Etc.

 

-          Des chercheurs qui rigolent :

Partageons avec les plus drôles leur passion pour leur travail et leur recherche à travers d’anecdotes, d’expériences ratées, ou « décalées »…

 

-          Drôles d’expériences :

Recensons ensemble (et pourquoi pas en proposer quelques unes à faire aux personnes du public), les expériences les plus rigolotes : Mentos dans le coca, casse-têtes mathématiques drôles etc.

 

Les questions sous-tendues par ces sujets pourront être :

- La fonction du rire en science : comment remettre la science et les chercheurs à leur juste place  ?

- Comment l’humour et l’ironie permettent aux scientifiques d’explorer les limites de leur discipline ?

 

Intervenants :

 

  • Didier NORDON, mathématicien, Université de Bordeaux 1. Auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation dont « Vous reprendrez bien un peu de vérité ? ».

 

  • Gérald NICCOLAI, du « Laboratoire Interactions, Corpus, Apprentissage, Représentations », CNRS (Lyon).

  • Pierre Aldebert, chercheur en chimie au CNRS, chargé de médiation chimie.

 

26 novembre 2007

Prochain Café Science & Société

Sens, culture, mode, marketing :

Qu’est ce qui pilote nos pulsions gourmandes ?

 

Apanage exclusif de l’homme pour Brillat-Savarin, la gourmandise est, selon ce théoricien de la

gastronomie, une préférence pour les « bonnes choses » ayant trait au jugement.

Qu’en est-il vraiment et n’est ce pas beaucoup plus subtil qu’un simple acte de raison ?

 

 Aujourd’hui, les sciences du goût et de l’art culinaire tentent d’explorer les facteurs influant sur nos choix gustatifs et nos comportements alimentaires : génétique, affect, physiologie, carences, culture, mode de vie, ambiance, sociologie, marketing…  De multiples centres privés et publics explorent ce nouveau champ de recherche, comme le Centre européen des sciences du goût à Dijon, ou l’Institut Paul Bocuse et son futur centre de Recherche d’Ecully. Ils se penchent sur la relation Homme-Aliment et décodent ainsi, via l’analyse sensorielle notamment, ce qui oriente nos choix pour un restaurant, un plat, un aliment…

 Des neurosciences à la sociologie, en passant par la diététique, le design ou le marketing, toutes les disciplines sont sollicitées pour tenter de décrypter les processus de décision influant sur la prise de nourriture. Lors de ce café Science & Citoyens, des spécialistes de ces centres nous présenteront les avancées de la recherche et répondront à différentes questions :

 - Pourquoi est-on spontanément attiré ou repoussé par tel type de met ou de nourriture?

- Comment se construit le rapport à l’aliment au cours de la vie, de l’enfant à l’adulte ?

- Du palais au cerveau, que se passe t’il ?  Quels sens interviennent ?

- Quelle part joue la culture, le mode de vie, l’origine, la famille ou l’expérience, voire l’état mental ou physique, sur nos comportements alimentaires ?

- En quoi, enfin, la science, la mode, l’ambiance ou le marketing peuvent t’ils influencer nos choix ?

 L’attirance que nous avons pour un arôme, un met, résulte d’une alchimie complexe où se mêlent un grand nombre de facteurs et d’expériences qui modifient nos préférences au fil du temps. Cette soirée-débat avec ces experts d’horizons divers vous propose donc un petit voyage au pays de la gourmandise pour mieux comprendre ce qui régit nos comportements alimentaires…

 
Intervenants :

 - Hervé FLEURY, Directeur de l’Institut Paul Bocuse à Ecully

- Agnès GIBOREAU, Directrice de la Recherche de l’Institut Paul Bocuse

- Pr André HOLLEY, neurobiologiste, fondateur du Centre Européen des Sciences du goût de Dijon.

- Un sociologue et un industriel (sous réserve)

 

Le débat sera animé par Marie-Françoise VILLARD, journaliste.

26 septembre 2007

8 OCTOBRE 2007 - PEUT-ON MESURER L'INTELLIGENCE ?

Au Café de la Cloche, 4 rue de la Charité, Lyon 2e, 18h45.

L’association Mille et une Sciences ouvre la saison 2007/2008 des Cafés « Sciences&citoyens » avec le thème de l’intelligence. Sa définition fait-elle consensus ? Quelles recherches scientifiques sont effectuées dans ce domaine ? Quelle validité peut-on donner aux techniques de mesure de l’intelligence telles que les tests de Q.I ?

 

 

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La phrénologie, théorie de Le Gall du 18ème siècle, prétendait localiser les fonctions cérébrales dans des régions précises du cerveau par l’observation des formes du crâne. L’expression « avoir la bosse des maths » viendrait de cette théorie, aujourd’hui invalidée, mais qui a posé les premiers jalons pour un certain docteur Paul Broca puis les études fonctionnelles du cerveau. Aujourd’hui, tous les spécialistes s’accordent sur le fait que l’intelligence humaine est une notion complexe, étudiée par les sciences cognitives, les neurosciences, la psychologie… Qu’en est-il de la recherche scientifique sur l’intelligence ? Certaines capacités (attention, mémorisation, langage, capacités d’abstraction…) seraient-elles solubles dans des zones du cerveau  riches en certaines cellules ?

Magazines, jeux électroniques, guides pratiques (« tests d’intelligence »), remportent un beau succès auprès du public. Que mesurent-ils ? Quelle place donnent-ils aux aptitudes émotionnelles, sociales, logiques ou encore comportementales ? L’intelligence peut-elle vraiment se tester par des techniques psychométriques, comme celle donnant le quotient intellectuel d’une personne ? Que signifient-ils dans notre société ?  À quoi servent-ils ? Nous tenterons de donner des exemples d’utilisation de ces tests dans la vie professionnelle ou dans la prise en charge d’enfants présentant des troubles et de surdoués.

 

L’intelligence est, en quelque sorte, un outil de pouvoir et comprendre ses mécanismes offre des perspectives technologiques à fort impact sociétal : peut-on imaginer un jour des greffes de cellules pour devenir plus intelligent ou des scanners pour prévoir l’intelligence d’une personne, d’un enfant ? Existera-t-il un jour une machine réellement intelligente capable d’éprouver une conscience de soi, des sentiments vrais et une compréhension de ses propres raisonnements ? Bref, l’intelligence pourra t’elle un jour être matériellement mesurée, manipulée, ou supportée par d’autres matériels que biologiques?

 

Deux spécialistes vous proposent d’aborder ensemble, ces thématiques :

 

Peter FORD-DOMINEY, chargé de recherche CNRS, Laboratoire d'étude des mécanismes cognitifs (Université Lumière Lyon 2), Bron.

Jean-Philippe LACHAUX, chercheur en neurosciences cognitives, directeur de recherche CNRS, laboratoire « Dynamique cérébrale et cognition (Inserm), Bron.

 Le débat sera animé par Sébastien BUTHION, assistant communication CNRS et Marie-Françoise VILLARD, journaliste.

CONTACT PRESSE : Céline GOTTEL

Association 1001 Sciences - 04 37 37 26 88 -  info@1001-sciences.org.

28 mai 2007

LUNDI 4 JUIN 18H45 RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE: Comment peut-on agir ?

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LUNDI 4 JUIN 2007 -18H45/20H45
Café de la Cloche (4, rue de la Charité – 69002 LYON)


RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE : COMMENT PEUT-ON AGIR ?

Ce Café Sciences et citoyens fera état des connaissances sur l’évolution du climat. Il  tentera également d’identifier ce qui freine et ce qui fonctionne dans les actions de lutte contre le réchauffement climatique. Il est organisé à l’occasion des Rencontres CNRS Image et Science qui ont lieu du 28 mai au 9 juin sur neuf sites de l’agglomération lyonnaise (programme sur  www.dr7.cnrs.fr).

Le 2 février 2007, Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat a rendu son rapport et a annoncé un réchauffement de +1,8 à +4°C sur un siècle en raison des gaz à effet de serre. Cette estimation pourrait grimper jusqu’à 6,4°C selon le scénario le plus polluant ! Par ailleurs, de mars 2007 à mars 2009, l’Année  Polaire Internationale mobilise la communauté scientifique mondiale autour de 200 programmes de recherche sur les régions polaires. Cet effort  apportera-t-il de nouvelles données sur le réchauffement climatique ? Quel est l’état actuel des connaissances ? Avec quel degré de précision peut-on modéliser le climat et son avenir ? Quelles seront les conséquences du réchauffement ?

Avec « Une vérité qui dérange », film choc sur le combat écologique de l’ancien vice-président américain Al Gore, le pacte présidentiel de Nicolas Hulot et le récent feu vert du gouvernement pour le Grenelle de l’environnement, la prise de conscience des enjeux climatiques n’a jamais été aussi forte. Mais peut-on vraiment faire évoluer les comportements individuels et collectifs ? Quelles sont les mesures concrètes déjà engagées à travers les « Plans climat » de collectivités comme le Grand Lyon ?

Le récent rapport britannique rédigé par l’économiste Nick Stern prévoit, qu’en cas d’inaction, le coût économique engendré par les effets catastrophiques du changement climatique avoisinerait les 5 500 milliards d’Euros. Mais les mesures concrètes tardent… Quels freins économiques, politiques et sociétaux empêchent cette marche vers le changement ? De quels faits le protocole de Kyoto a-t-il été suivi ? Peut-on concilier développement économique traditionnel et politique environnementale ? Peut-on réellement chiffrer toutes les conséquences de ce réchauffement climatique ? Notamment sur la biodiversité ?

Pour son dernier café « Sciences&Citoyen » de la saison, Mille et une Sciences vous invite au débat avec les spécialistes invités :

INTERVENANTS :
•    Pierre CREPEAUX,
Chargé de mission air/bruit - Mission écologie. Responsable technique en charge du plan climat local au Grand Lyon.

•    Hubert GALLEE,
Directeur de Recherche au Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l’Environnement (CNRS) Grenoble. Il appartient au Groupe Modélisation Atmosphérique.

•    Stéphane LA BRANCHE,
Chercheur-enseignant associé EPE de Grenoble et Directeur du groupe de recherche sur le changement climatique Pacte de Grenoble

Le débat sera animé par Sébastien BUTHION (assistant communication CNRS).

CONTACT PRESSE: Florent COLOVRAY association 1001 Sciences - 04 37 37 26 88 - info@1001-sciences.org
 

04 mai 2007

GUERRE & SCIENCE

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LUNDI 14 MAI 2007 -18H45/20H45

Café de la Cloche (4, rue de la Charité – 69002 LYON)

 

GUERRE & SCIENCES : A qui profite la recherche militaire ?

 

«Depuis longtemps les recherches initialisées par la Défense pour répondre à ses besoins ont de nombreuses retombées dans le domaine civil. […] J’entends pour cette raison que la Défense s’ouvre le plus possible vers la recherche civile. » 

Allocution du Ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie à Minatec-Grenoble le 24 mars 2006.

 Catapultes, invention de la poudre, gaz moutarde, bombe H … Comment les scientifiques se sont-ils impliqués dans les différentes guerres ? Quelles ont été leurs responsabilités face à l’utilisation destructrice de leurs découvertes ? En avaient-ils seulement mesuré la portée ou les utilisations potentielles ?

 Le 9 juillet 1955, des scientifiques se réunissaient sous la signature d’un dénommé Albert Einstein pour alerter la communauté scientifique des dangers de certaines applications que pouvaient engendrer leurs travaux de recherche. Plus de cinquante ans après, quelles instances légifèrent aujourd’hui et règlent l’utilisation des nouvelles armes technologiques et biologiques ?  Peut-on parler « d’éthique militaire » ? Quel contrôle peut exercer la société civile ?

De la chair à canon aux frappes chirurgicales, à quelles nouvelles technologies les conflits d’aujourd’hui ont-ils recours ? Quelles sont les recherches en cours ? Quelle sera la panoplie du soldat du futur ? Drones, robots, automatisation… Qui enverra-t-on combattre à la place de l’homme ? Les avancées scientifiques permettront-elles un jour réellement des « guerres propres » ?

 Des fameuses lunettes de soleil « Ray Ban » conçues pour l’US Air Force, au four à micro-ondes en  passant par Arpanet et les protocoles TCP/IP de communication Internet qui en sont issus, nos sociétés modernes sont inondées d’applications et de produits d’origine militaire.

 L’effort économique et politique de la recherche militaire est-il le prix à payer pour des progrès scientifiques et des technologies dont on pourrait difficilement se passer aujourd’hui ? La recherche civile peut-elle rivaliser en termes de moyens et d’ingéniosité ?

 Dans ce contexte de partenariat étroit entre Industrie, recherche civile et recherche militaire, quels sont les intérêts de chacun ? Sont-ils compatibles ? Qui, au final, bénéficie des retombées de ces recherches, souvent très coûteuses ? Le café  « Guerre & Sciences » permettra d’en débattre….

INTERVENANTS 

 

Daniel IAGOLNITZER,

Physicien, président de l'ADIF (Association pour la défense du droit international humanitaire) et co-auteur de « La science et la Guerre : La Responsabilité de scientifiques.» (Paris)

Michel IAGOLNITZER,

Ingénieur en chef de l'armement à la Délégation permanente de la France au Conseil de l'Atlantique Nord (Bruxelles).

Jean-Paul POCHOLLE,

Expert Scientifique Senior à THALES Research & Technology (Palaiseau)

 

 

Le débat sera animé par Nathaly MERMET (journaliste scientifique) et Sébastien BUTHION (assistant communication CNRS).

 

CONTACT PRESSE

Florent COLOVRAY,  Association 1001 Sciences - 04 37 37 26 88 - info@1001-sciences.org

21 mars 2007

NANOtechnologies, MAXI questions ?

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LUNDI 2 AVRIL 2007 -18H45/20H45

Café de la Cloche

(4, rue de la Charité – 69002 LYON)

NANOTECHNOLOGIES, MAXI QUESTIONS ?

 

Un milliard de fois plus petit que le mètre, le nanomètre est, pour les nanotechnologies, la nouvelle échelle de travail. Il s’agit  de manipuler aujourd’hui des matériaux de la taille de nos molécules. De par les propriétés de cette taille, les nanotechnologies révolutionnent les sciences et techniques. A terme, il serait envisagé d’assembler comme des Lego, les briques élémentaires de la matière (atomes, molécules) pour créer de nano-objets…  Sciences fiction ?

 

La miniaturisation de ces dernières années visait à réduire au minimum la taille de nos machines. Il ne s’agissait pas pour autant de révolution scientifique majeure. Pourquoi manipuler une matière mille fois plus petite est-il si différent ? Quelles sont les propriétés spécifiques liées à ces objets ? Lors d’une réaction chimique, on modifie les assemblages de molécules, en quoi les nanotechnologies sont elles différentes ?

On entend beaucoup parler des nanotubes de carbone et de leur très grande résistance pour un poids ridicule. Comment sont-ils fabriqués ? En existe-t-il déjà dans la nature ? Nous nous intéresserons en premier lieu à comprendre ce monde de l’infiniment petit.

 

Face aux promesses scientifiques et économiques, on estime à 9 milliards de dollars* l’effort économique mondial pour les nanotechnologies. Des capsules de médicaments plus petites que des globules rouges aux nanolasers pour DVD, en passant par un « nano » éclairage public consommant moitié moins d’énergie : Quelles sont les applications qui existent déjà ? Quels projets sont encore à l’étude ? Sur quels progrès technologiques pourrons-nous compter ?

 

Au-delà des perspectives réelles et des fantasmes générés, les nanotechnologies soulèvent de nouvelles questions de société. A-t-on bien estimé les risques toxicologiques liés à ces nanoparticules ? Connaissons-nous les conséquences de la manipulation de la matière atome par atome ? Comme pour les OGM,  pouvons-nous modifier à notre guise les éléments naturels ?

Quant à l’utilisation même de ces futurs nano-objets, sommes-nous certains de pouvoir proposer des applications acceptables par la société ? Souhaitons-nous qu’une nano-puce embarquée dans notre corps transmette  des informations sur notre santé ?

 

Entre science-fiction et perspectives scientifiques, nous vous proposons de débattre pour ce café « Sciences&Citoyens » des réels enjeux et craintes des nanotechnologies.

 

*Estimation mai 2005, National Nanotechnology Initiative (NNI, USA)

 

INTERVENANTS :

 

·  Bernadette BENSAUDE-VINCENT, Professeur d’histoire et philosophie des sciences à l’Université Paris X-Nanterre. Membre du Comité d’éthique de CNRS (COMETS)

 

·  Frédéric GAFFIOT, Professeur à l'Ecole Centrale de Lyon et chercheur à l'institut des nanotechnologies de  Lyon. Ancien directeur de la Recherche de l'Ecole Centrale de Lyon et ancien Attaché Scientifique au CNRS (Microélectronique/microsystèmes/systèmes intégrés).

 

·  Dominique GRAND, Adjoint au Directeur chargé du Développement Régional au CEA de Grenoble Ingénieur des Mines de Nancy et Docteur en Physique de l’Université de Grenoble.

 

·  François TARDIF, Responsable du laboratoire des technologies des traceurs et responsable du projet Européen Nanosafe  au CEA de Grenoble.

 

Le débat sera animé par Marie-Françoise VILLARD et Nathaly MERMET (journalistes et membres de l’association 1001 sciences).

CONTACT PRESSE: Florent COLOVRAY association 1001 Sciences - 04 37 37 26 88 - info@1001-sciences.org

 

13 mars 2007

MERCREDI 21 MARS CAFE SPECIAL : LA REVANCHE DU CHROMOSOME X

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MERCREDI 21 MARS 2007 -19H00/20H30
Café de la Cloche (4, rue de la Charité – 69002 LYON)

LA REVANCHE DU CHROMOSOME X



En raison de la sortie du dernier ouvrage d’Olivier Postel-Vinay, journaliste scientifique, ancien rédacteur en chef de la revue La Recherche,  l’association Mille et une Sciences vous propose un café spécial autour de son livre : « La revanche du chromosome X. Enquête sur les origines et le devenir du féminin » Edition JC Lattès – Février 2007.

Pourquoi et dans quelles conditions la différentiation sexuelle s'est-elle imposée à la vie ? Comment a-t-elle évolué et comment va-t-elle évoluer ?
C'est autour de ces deux axes qu'Olivier Postel-Vinay a enquêté en interrogeant les scientifiques - en général des femmes - qui travaillent sur le sujet. Il en sort une synthèse vivante, et illustrée de nombreux exemples, des travaux qui commencent à clarifier des connaissances souvent obscurcies par de nombreux préjugés.
Le débat scientifique s'ouvre inévitablement sur les rapports sociaux et amoureux entre les hommes et les femmes.
- Les biologistes ont-ils raison d'appeler le sexe féminin le sexe de base ?
- La civilisation actuelle fragilise-t-elle le sperme ?
- Les femmes vivent plus longtemps que les hommes. Leur double X est-il un atout ?
- Comment interpréter les différences entre le cerveau des hommes et celui des femmes ?
- La domination masculine est une constante des sociétés humaines. Comment l'expliquer ?
Une révolution des relations entre les mondes masculin et féminin est en cours. D'où vient-elle et où nous conduit-elle ?
Une passionnante enquête au coeur du génie génétique et des enjeux scientifiques les plus modernes, qui nous permet de mieux comprendre l'éternelle guerre des sexes.

INTERVENANTS :

•    Olivier POSTEL-VINAY
Journaliste scientifique, ancien rédacteur en chef de La Recherche. Il a déjà publié Le grand gâchis et Splendeur et misère de la science française.

Le débat sera animé par Marie-Françoise VILLARD (journaliste scientifique et présidente de l’association Mille et une Sciences).









CONTACT PRESSE: Florent COLOVRAY association 1001 Sciences - 04 37 37 26 88 - info@1001-sciences.org

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