06 avril 2009
Café Endocriniens - Lundi 27 avril 2009
« Perturbateurs endocriniens » : un terme peut-être encore peu connu du grand public. Pourtant de plus en plus de scientifiques, législateurs et industriels s’y intéressent. Et pour cause, potentiellement disséminés dans le sol, l’eau, l’air ou l’alimentation, les identifier n’est pas chose facile et les conséquences de leur propagation ne sont pas toutes démontrées. Or, ces dernières ne sont pas anodines : ces substances peuvent notamment entraîner des malformations ou des perturbations du système reproducteur humain et animal. Mais quels produits sont connus ou soupçonnés ? Pour quels effets ?
Mille et une sciences vous invite à faire le point sur l’état des connaissances et à échanger en présence de spécialistes du sujet.
D’après le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable, les perturbateurs endocriniens sont « les substances qui, interférant avec les fonctions du système hormonal, risquent d’influer négativement sur les processus de synthèse, de sécrétion, de transport, d'action ou d'élimination des hormones ».
Au banc des accusés se côtoient notamment pesticides, matières plastiques, PCB et autres produits chimiques, hormones naturelles ou de synthèses et même certaines plantes. Le nombre de substances à tester peut impressionner. Même si l’on ne dispose encore que de connaissances « fragmentaires ou insuffisantes sur la façon dont différentes substances présentes dans l'air, l'eau, la nourriture ou les produits de consommation courante se combinent et agissent sur la santé », certaines pistes sont clairement évoquées.
Dans les troubles de la reproduction, on compte la baisse de la qualité du sperme, des malformations du système reproducteur, l’inversement du "sex-ratio" (naissance d'un plus grand nombre de filles que de garçons dans les populations exposées à certaines de ces substances), mais aussi des troubles de la maturation sexuelle, ou encore l’augmentation de la fréquence de certaines tumeurs cancéreuses.
Mais ce n’est pas tout. La fonction thyroïdienne peut également être perturbée, créant des altérations notoires de la croissance et du développement. Le système immunitaire peut être déréglé. Et des troubles du comportement peuvent parfois subvenir.
S’agirait-il du scénario d’un mauvais film de science-fiction ? Que nenni, puisqu’un Comité de la Prévention et de la Précaution s’y penchait déjà en 2003 dans un rapport d’une quinzaine de page dédié exclusivement à ce sujet.
Quels sont les produits identifiés comme perturbateurs endocriniens ?
Que sait-on sur leurs effets ?
Comment pouvons-nous réduire leurs impacts sur l’environnement et sur la santé humaine et animale ?
Comment les pouvoirs publics et autres acteurs concernés gèrent-ils ce problème ?
L'association Mille et une sciences vous invite à venir en débattre. Nous vous attendons avec plaisir, le lundi 27 avril, de 18h45 à 20h45, au café de la Cloche, 4, rue de la Charité, Lyon 2ème.
INTERVENANTS
Cécile Cren, Chargée de recherches, Service Central d'Analyse, CNRS
Jeanne Garric, Directeur de recherches, laboratoire d'Exco-Toxicologie, Cemagref
Jean-François Guerin, Professeur de médecine, Hôpital Femme Mère Enfant
Michel Pugeat, Professeur d’endocrinologie, Université Claude Bernard
Le débat sera animé par Marie-Françoise Villard et Sébastien Buthion, membres de Mille et une sciences.
Venez nombreux !
L'équipe de Mille et une sciences
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