17 janvier 2007

OGM : DU LABO AU SUPERMARCHE ?

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1986 : la Commission de Génie Biomoléculaire (CGB) est créée par le Ministère français de l’Agriculture et a pour mission d'évaluer les risques liés à la dissémination d'organismes génétiquement modifiés. Plus de 20 ans après, qu’en est-il aujourd’hui des OGM ? Des laboratoires de recherche jusqu’à la présence d’aliments OGM dans nos assiettes, comment fonctionne la chaîne de production des OGM ?

 

De nombreuses perspectives de progrès furent imaginées au début des OGM, améliorer la qualité des produits, le rendement, l’adaptabilité aux terroirs et notamment réduire la faim dans le monde …

Sur quelles avancées qualitatives, économiques et sociétales pouvons-nous compter aujourd’hui?

 

En juillet 2006, des traces d’OGM non autorisés sont retrouvées dans du riz américain exporté dans le monde entier. Comment cela s’est-il produit ? Quels sont les risques pour les consommateurs ? Quelles mesures sanitaires et judiciaires ont été prises ?

 

En France, les « irréductibles gaulois » poursuivent l’arrachage des cultures OGM en pleine nature.

Quelle réglementation existe-t-il autour de la culture en plein champ ? Est-elle scientifiquement en adéquation avec les éventuels risques de contamination d’autres parcelles non-OGM ?  Le fauchage organisé est-il un frein à la recherche ou favorise-t-il le principe de précaution ?

 

En 2005, un reportage a dénoncé l’autorisation d’un OGM alors que des études stipulaient un éventuel risque pour les consommateurs. Une querelle est née quant à l’interprétation de ces résultats et leur dissimulation. Y a –t-il  désormais une transparence totale quant aux études effectuées sur ces produits ? Existe-t-il un secret économique lié aux brevets déposés ? Des organismes indépendants sont-ils mandatés pour vérifier les études ?

 

En France, de nombreux sondages nous présentent comme très largement opposés aux OGM. Quelles sont nos craintes ? Avons-nous peur pour notre santé ? Pour notre environnement ? Doit-on craindre un monopole de certaines denrées alimentaires par les grands groupes de production et leurs brevets sur le vivant ? Ces peurs sont-elles justifiées ?

 

Entre spectre médiatique, débats partisans et arguments de vente, c’est au prochain café « Sciences&Citoyens » que nous vous invitons à vous faire votre propre opinion !

 

INTERVENANTS :

 

·        Michel BUISSON, agro-économiste.

·        Marie-Aude CORNU, animatrice coordinatrice de Rés’OGM Info.

·        Yann FICHET, directeur scientifique Monsanto France.

·        Marcel KUNTZ, biologiste, directeur de recherche au CNRS.

 

Le débat sera animé par Fanny BLONDIN (journaliste et membre de l’association 1001 sciences).

 

CONTACT PRESSE: Florent COLOVRAY association 1001 Sciences - 04 37 37 26 88 - info@1001-sciences.org

 

Commentaires

Enfin au bout de 10 ans, on est doucement en train d'assainir le débat sur les OGM prenons l'exemple du maïs Bt :
- gains en rendement (plusieurs qtx/ha)
- gains sanitaires par rapport aux mycotoxines (fumonisines, DON etc...) à l'heure où une nouvelle règlementation se met en place
- moins d'impacts sur l'environnement car plus de sélectivité qu'un insecticide classique

Reste à gérer :
- les possibilités de résistance par ex avec les zones refuges (pourquoi ne l'a-t-on pas fait avec les insecticides conventionnels ???) et/ou les "stacks" (2 gènes Bt donc 2 protéïnes dans un même maïs ce qui diminue les risques de résistances croisées).
- un seuil de présence fortuite qui permette d'avancer, pourquoi pas 5% comme le taux de conventionnel dans l'agriculture biologique ?? En plus le Bacillus Thuringiensis est utilisée en agriculture biologique...

Et évidemment, il reste à sortir de l'irrationnel médiatique qui enfonce la France dans la peur de toutes les technologies (cf débat naissant sur les nanotechnologies)..
.... 10 années perdues

Ecrit par : Benito | 17 janvier 2007

Ah l'irrationnel médiatique. Je pense qu'il faut modifier génétiquement les médias pour qu'ils ne fournissent que des bonnes nouvelles.

Ci dessous copie de l'avis des Amis de la Terre à propos des OGM après 10 ans d'utilisation:

"les OGM n’ont apporté aucune solution à la faim et à la pauvreté en Afrique et ailleurs. La grande majorité des OGM cultivés actuellement sont utilisés comme aliments pour le bétail à prix élevé afin de fournir les populations des pays riches en viande."

Cet organisme vient de sortir un rapport pour contrebalancer celui de l'ISAA fourni par les tenants des OGM.
Je ne suis pas foncièrement contre les OGM, mais contre le système qu'ils représentent et qu'ils imposent. Avant d'avoir recours aux OGM, il serait bon d'améliorer sur un plan mondial les cultures avec les connaissances actuelles et dans un système qui rémunère effectivement ceux qui cultivent la terre.
Il est vrai qu'à force de désertifier par la monoculture, il faut bien développer des plants qui résistent à la sécheresse et aux eaux saumâtres.

Ecrit par : Gugu | 19 janvier 2007

Un excellent article pour ceux qui veulent retrouver raison sur le sujet:

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article576&var_recherche=OGM

Sur le site de l'AFIS, Science et pseudo-sciences.

PJ

Ecrit par : Pol | 26 janvier 2007

Maïs bt, moin d'impact sur l'environement: faux.

Ces insecticides sont produits de l'ordre du kilo par hectars de maïs transgénique c'est à dire que chaque hectars de maïs transgénique produit en continue de l'ordre du kilo d'insecticide nouveau muté par rapport aux insecticides naturels, ce ne sont plus les mêmes."


"pourquoi pas 5% comme le taux de conventionnel dans l'agriculture biologique"
Mais tu te prends pour qui? Les personnes qui achètent veulent ce taux de 0%, mes parents achetent bio. Le cahier des charges est clair, c'est 0%!! C'est aller contre la liberté collective et primé sur la liberté individuelle. C'est bien ça le problème, c'est que l'agriculture GM est une agriculture totalitaire, c'est à dire qu'aucune autre agriculture n'est possible.

Ecrit par : Pierre | 29 janvier 2007

Encore une fois le danger n'est qu'un prétexte. La peur est irrationnelle. Et c'est là que se trouve la menace. Nous sommes dans un monde qui donne de plus en plus crédit à l'irrationnel. Nous ne croyons plus en Dieu mais nous n'avons jamais autant cru à la Vengance Divine. La Nature joue ce rôle d'entité dominante, bienveillante, à qui l'on doit le respect et qui, sinon, se venge. L'artificiel est perçu comme une contestation de la perfection divine, qui dès lors nous renvoie son courroux. Nous préférons rester dans ce schéma d'une Nature créée pour nous, et qui nous laisse au centre des attentions de l'Univers.

Ecrit par : Pierre Laurent Borel | 04 février 2007

Pierre Laurent > Je ne suis pas d'accord avec votre commentaire :
- la peur n'est pas irrationnelle, comment expliquer sinon que l'on ait plus peur des risques diffus (nucléaire) que des risques localisés (sécurité routière) et des risques subis (OGM) que des risques volontaires (cigarette) ? Il y a bien une rationalité derrière, mais différente de la rationalité scientifique ;
- l'histoire des sciences et techniques nous l'apprend, le monde n'est pas de plus en plus irrationnel. Au XIXe siècle, nos ancêtres se battaient contre l'installation de gazomètres ou la mise en place du chemin de fer, jugés dangereux !! Le doute, le scepticisme face à la nouveauté ont toujours fait partie de nous.

La seule nouveauté, c'est qu'aujourd'hui les critiques ou contradicteurs veulent s'immiscer dans le débat. Ils ne refusent pas uniquement mais veulent co-construire les décisions, donner leur avis. C'est une réaction face au sentiment que la science, grâce à laquelle on nous promettait des potentialités nouvelles, nous échappe... et que ces potentialités deviennent réalité sans qu'il y ait eu concertation !!

Ecrit par : Enro | 13 février 2007

Eno >
La peur a sa logique. Cela ne veut pas dire qu'elle soit rationnelle. Car la logique de la peur est irrationnelle, dans le sens où elle est contraire à la raison.

Le cas de la cigarette en est un bon exemple. D'abord, il ne faut pas confondre la cause et l'effet, Ce n'est pas parce que le risque est volontaire qu'il ne fait pas peur, mais bien parce qu'il ne fait pas peur qu'il devient volontaire. Le fumeur connaît les risques, mais il n'a pas peur. A contrario, Il aura peut être peur d'une araignée, même sachant qu'elle est inoffensive.
La peur est un sentiment primitif et réflexe. Le catalogue de situations dans lequel elle se manifeste s'est établi avec le temps depuis une époque où l'être vivant n'avait pas conscience de son existence.

Cependant il existe un moyen d'avoir peur de la cigarette. Les artisans des dernières campagnes anti-tabac l'ont bien compris. Le cancer ne fait pas peur ? Soit. Mais l'acide cyhanidrique oui. Il suffit de dire que la cigarette en contient. Et si l'on demande pourquoi l'acide fait peur, les gens prétendront que c'est à cause des risques qu'il génère, alors que ce risque ne les effraie pas directement. Nous sommes là en présence d'une « rationnalisation de l'acte » comme aurait dit Sigmud. C'est à dire d'un prétexte que l'on s'invente pour donner une apparence rationnelle a une peur qui ne l'est pas. La raison nous rassure.

Je suis d'accord sur le fait que les peurs irrationnelles ne sont pas un fait nouveau ni en augmentation. Je me souviens que dans les années 50 le téléphone ordinaire faisait peur. Les gens ne comprenaient pas que la voix puisse passer par un fil électrique. Avant cela, les premiers poteaux télégraphiques furent abattus par les éleveurs qui les accusaient de faire avorter leurs vaches. Avant cela encore, la lumière électrique fut accusée de rendre aveugle. Le creusement du métro Parisien se heurta aux oppositions de ceux qui pensaient que l'on déterrerait quelque mal mystérieux du sous-sol. Le train était censé déchirer les poumons des passagers. Au dix-septième siècle, Schickard, l'inventeur de la première calculatrice (avant Pascal) aurait vu son invention détruite par la vindicte d'un peuple qui n'admettait pas qu'une machine imite l'esprit. Les premiers avions connurent les mêmes oppositions que les premières montgolfières...

Dans tous ces exemples, il s'agit d'opposer une création de l'homme aux volontés de la Nature. Le tabac évoque la Nature, l'acide cyhanidrique l'activité humaine. Il s'agit de la peur de désobéir à son dominant. Et dans un monde qui ne croit plus aux dieux, c'est la Nature qui joue ce rôle d'entité dont il faut comprendre les desseins avant d'essayer de s'y conformer aveuglément.
Les OGM (il faut quand même bien en parler dans ce forum) sont bannis non parce qu'ils sont dangereux, mais parce qu'ils sont blasphématoires. Les farines animales sont interdites non parce qu'elles ont fait beaucoup de victimes, mais parce qu'elles ont transformé un herbivore en carnivore, en d'autres termes parce qu'elles n'ont pas respecté la volonté divine. Si les vaches avaient été carnivores, les dégâts auraient été les mêmes, mais les mesures sans doute limitées aux quelques types de farine incriminés.

Les peurs passés n'ont empêché ni les avions de voler, ni les trains de rouler, ni les calculatrices de calculer (ni, hélas, les téléphones de sonner). Ce qui est nouveau aujourd'hui c'est que la religion de la Nature devient religion officielle, et que l'on donne raison à la déraison.

A part ça, j'aime pas les araignées.

Ecrit par : Pierre Laurent Borel | 14 février 2007

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article576&var_recherche=OGM

Merci pour ce lien, génial ce site, je ne connaissais pas cette secte :)))))

Ecrit par : Plébéien | 22 février 2007

vous pouvez trouver sur le site de l'association des liens conseillés par les intervenants du débat.
www.1001-sciences.org

Ecrit par : Florent 1001 sciences | 22 février 2007

Qu'est-ce qu'un OGM ?
Un être vivant dont le patrimoine génétique a été "redistribué".
Mendel étudiait déjà cette redistribution de caractères (couleur, forme propriétés de l'être vivant).
Cette redistribution s'opère à chaque fécondation par redistribution des chromosomes porteurs de gènes.
Les gènes ne sont autres que les "caractères" sous la forme de molécules codables.
Ces dernières sont essentiellement composée de 4 ou 5 "bases " ou "sucres" identiques de la bactérie à l'être humain.
Le jardinier qui fait ses semences est un producteur d'OGM quand il croise deux variété, il crée un clone quand il fait une bouture.

L'évolution ne résulte que de la Modification Génétique perpétuelle des Organismes,
c'est grâce à elle que nous sommes ce que nous sommes... !
La polémique qui règne tient au fait que l'on attribue des intentions comminatoires aux généticiens.
On pense couramment que les organismes qu'ils sélectionnent peuvent être toxiques et dangereux pour la santé.

Sur le même plan on pourrait également accuser les fabricants de voitures de commercialiser des engins dangereux.

Les risques connus des OGM relèvent le cas échéant de désordres économiques (Monopole) écologiques (plantes envahissantes).
Il se trouve qu'avec la commercialisation d'un maïs résistant à la pyrale (Insecte parasite) le végétal serait porteur d'un caractéristique néfaste à la santé des hommes. Dans ce cas les études préalables à la mise en marché auraient dues révéler cette propriété.
Il se trouve que l'on agrée ou réfute les conclusion des de l' étude que réalise par le fabricant lui-même.
Il a donc tendance à produire des conclusions tronquées ou erronées.

A moins que le comité d'agrément ait donné son aval sans avoir la capacité de juger (incompétence, conflit d'intérêt).

Au bout du compte il n'y a pas lieu de "condamner les "OGM" en tant que tel, mais l'usage que l'on en fait et des risques potentiels.

B. Ledroit

Ecrit par : Bernard | 27 mars 2007

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